Maintenant que quelques jours se sont écoulés depuis notre retour du Portugal, et que les images des sites visités et des personnes rencontrées commencent à s’estomper dans notre mémoire, je voudrais évoquer les moments merveilleux partagés ensemble avec beaucoup de « saudade », et très spécialement les « highlights » de cette merveilleuse aventure…qui a démarré du côté Portugais, avec un délicieux dîner offert au Club de l’aéronautique. Les choristes ont pu découvrir une profusion de mets de la cuisine locale, allant du bacalhau au porc, et beaucoup de plats dont je ne connais pas les noms ; pour quelques unes, cela fut l’occasion même de boire en toute discrétion (cachette) des verres de porto, en essayant tout de même de fuir les cameras indiscrètes…
A peine arrivées, la seule question que la majorité des dames de la chorale se posaient était : -Qui est M. Nuno ? L’énigme résolu, notre cher Nuno a eu droit aux effusions d’un groupe international d’admiratrices : allemandes, tunisiennes et costaricienne, toutes charmées par la sympathie de ses emails.
Parmi les histoires inoubliables, nous allons citer celle d’une des choristes, sortie en exploration de terrain sans prendre avec elle l’adresse de l’hôtel Suiço Atlântico - certainement éblouie par la lumière de Lisbonne- pour qui l’hôtel est devenu introuvable…
Cependant, grâce à son fin sens de l’observation et à son astuce typiquement féminine, elle a vite retrouvé ses repères : elle n’a eu qu’à demander à l’un des passants de l’Avenue Atlantique l’adresse du « Sex Shop », qui se trouvait à une dizaine de mètres seulement de l’auberge….! ( le portugais a été très surpris, d’ailleurs, par cette étrange question posée par une dame si sérieuse et aux allures de grand-mère).
La nuit à l’hôtel s’est passé sans incident, sauf pour certains vocalisations entendues à des heures tardives (vers 2 am), rappelant le chant des sirènes, qu’à l’instar de celles d’Ulysse, ont empêché les clients de dormir.
Il faut dire qu’au lendemain de leur arrivée, le jour même du concert, les choristes se sont dispersés dans la ville de Lisbonne, prêts à la découvrir selon leurs possibilités et conditions physiques individuelles : qui dans un bus touristique, qui à pied. Par petits groupes, les choristes ont marché partout, du quartier « baixo » jusqu’au « alto », du Castelo de São Jorge à l’Alfama. Dans notre groupe, nous avons suivi notre chère Barbara avec les yeux fermés, guide improvisée mais très professionnelle- et vers la fin de la journée, épuisés mais satisfaits de notre aventure, les yeux pleins d’images et de lumières, les mollets meurtris, et éprouvant au fond de nous-mêmes une grande satisfaction, nous avons dit « hamdullah », puisque nous sommes revenus à l’hôtel sans entorse ni côtes brisées, après avoir explorée en détail les montées et descentes de cette belle capitale.
Un panneau sympa au cours de la promenade a attiré notre attention : « Respectez le silence, ne faites pas de bruit…ou rentrez en Espagne »( Ou en Tunisie !) !
Et cette belle inscription dans le tombeau du poète Fernando Pessoa :
A peine arrivées, la seule question que la majorité des dames de la chorale se posaient était : -Qui est M. Nuno ? L’énigme résolu, notre cher Nuno a eu droit aux effusions d’un groupe international d’admiratrices : allemandes, tunisiennes et costaricienne, toutes charmées par la sympathie de ses emails.
Parmi les histoires inoubliables, nous allons citer celle d’une des choristes, sortie en exploration de terrain sans prendre avec elle l’adresse de l’hôtel Suiço Atlântico - certainement éblouie par la lumière de Lisbonne- pour qui l’hôtel est devenu introuvable…
Cependant, grâce à son fin sens de l’observation et à son astuce typiquement féminine, elle a vite retrouvé ses repères : elle n’a eu qu’à demander à l’un des passants de l’Avenue Atlantique l’adresse du « Sex Shop », qui se trouvait à une dizaine de mètres seulement de l’auberge….! ( le portugais a été très surpris, d’ailleurs, par cette étrange question posée par une dame si sérieuse et aux allures de grand-mère).
La nuit à l’hôtel s’est passé sans incident, sauf pour certains vocalisations entendues à des heures tardives (vers 2 am), rappelant le chant des sirènes, qu’à l’instar de celles d’Ulysse, ont empêché les clients de dormir.
Il faut dire qu’au lendemain de leur arrivée, le jour même du concert, les choristes se sont dispersés dans la ville de Lisbonne, prêts à la découvrir selon leurs possibilités et conditions physiques individuelles : qui dans un bus touristique, qui à pied. Par petits groupes, les choristes ont marché partout, du quartier « baixo » jusqu’au « alto », du Castelo de São Jorge à l’Alfama. Dans notre groupe, nous avons suivi notre chère Barbara avec les yeux fermés, guide improvisée mais très professionnelle- et vers la fin de la journée, épuisés mais satisfaits de notre aventure, les yeux pleins d’images et de lumières, les mollets meurtris, et éprouvant au fond de nous-mêmes une grande satisfaction, nous avons dit « hamdullah », puisque nous sommes revenus à l’hôtel sans entorse ni côtes brisées, après avoir explorée en détail les montées et descentes de cette belle capitale.
Un panneau sympa au cours de la promenade a attiré notre attention : « Respectez le silence, ne faites pas de bruit…ou rentrez en Espagne »( Ou en Tunisie !) !
Et cette belle inscription dans le tombeau du poète Fernando Pessoa :
« Para ser grande, sê inteiro: nada teu exagera ou exclui.
Sê todo em cada coisa.. Põe quanto es no mínimo que fazes.
Assím em cada lago a lua toda brilha
Porque alta vive »
« Pour être grand, soit entier : rien de toi n'exagère ni exclut.
Soit tout dans chaque chose. Donne tout ce que tu es dans le minimum que tu fais.
Ainsi, dans chaque lac la lune brille entière
Parce qu'elle vit en haut. »
Avant d’aller plus loin, il faut mentionner que la patience de notre cher ami Zé Vilela a été mise à rude épreuve pendant toute la durée de notre séjour. A commencer par la première nuit, où visiblement affectés à cause du décalage horaire, certains de nos choristes (tous sexes confondus) ont pris un retard d’une heure, lors du départ vers le dîner au Club de l’Aéronautique. Il est vrai que la gent féminine est parfois connue par ses retards, mais cette fois-ci, les hommes se sont joints volontairement au club.
La deuxième épreuve -ou plutôt, défi- s’est présentée à Zé le lendemain, lorsqu’il a bataillé pour conduire un troupeau de 22 adultes- sans en perdre aucun- de l’hôtel jusqu’à l’arrêt du bus qui allait nous conduire vers le Monastère. Lorsque nous sommes finalement arrivés à destination, l’ami Zé Vilela a dû se relaxer en poussant un « Ouf !!!!
Au Monastère, la répétition s’est déroulée sans problème majeur, sous la main de fer et le regard perçant et toujours en état d’alerte de notre « Maestrina », qui a vite rejeté toute offre de changement de salle pour nos exercices de vocalisation (et les assouplissements physiques qui s’ensuivent), telle que suggérée par nos hôtes : ces derniers ont vite compris que les ordres d’évacuation étaient imminents, et se sont éclipsés très poliment, après avoir été « cordialement invités » à prendre congé.
Le concert dans ce monument historique s’est très bien passé, malgré le froid et le stress. La meilleure façon de lutter contre le premier, était en fait très simple : il fallait aller boire des portos au bar du coin avant la présentation…
Un petit incident néanmoins, probablement dû au stress, a failli nous glacer le sang : à un moment crucial de notre performance, avant d’entamer une nouvelle chanson, les partitions de notre Directrice se sont inexplicablement volatilisées ! La recherche des dits (et maudits) documents se poursuivit pendant des minutes interminables, dans le silence le plus absolu et sous l’œil attentif du public, ignorant du drame qui se jouait devant ses yeux. Mais finalement Aleluya ! les partitions se sont matérialisées de nouveau, et le signe de démarrage tant attendu nous a été donné….
Certains d’entre nous ont laissé des traces matérielles impérissables dans les terres de Vasco de Gama…Bien que le Monastère soit connu, entre autres, pour abriter depuis longtemps les restes du fameux navigant portugais, à partir du 23 mars 2007 il sera aussi connu pour garder (dans ses toilettes) les restes des sous-vêtements d’une choriste, venue se changer d’habits avant le concert…
Les partitions de l’un des basses (devinez lequel) ont été égarées simultanément dans le Monastère, mais elles ont été vite retrouvées et expédiées vers Coimbra, avec le concours de la filière portugaise.
Après ce concert, la nuit étant encore jeune, certaines dames ont abandonné leurs pyjamas et se sont laissées entraîner par les choristes Coimbrenses vers des « casas de fado », où elles ont -parait-il- veillé jusqu’à l’aube, entre airs d’opéra dignes de Pavarotti et des gorgés de vin rouge, soit disant « pour améliorer la voix »…
Notre voyage à Coimbra et l’arrêt au sanctuaire de Fatima, se sont passés sans incident majeur, sauf pour la boîte de vitesse de notre autocar, qui a failli lâcher. Heureusement et comme par miracle, nous sommes arrivés à l’hôtel. Il faut souligner que la ponctualité des membres de notre chorale s’était améliorée en cours de route.
A Coimbra, un délicieux et mémorable dîner nous a été gentiment offert par l’ex Ambassadeur du Portugal à Tunis et son épouse, et on a eu droit a des youyous et des chants tunisiens, danse du ventre, darbouka et Luth, dans une ambiance amicale et détendue. Si détendue, que lorsque notre ami Nuno a proposé de jumeler nos deux chorales, l’une des sopranos n’a pas hésité à répondre: - On jumellera tout ce que vous voudrez ! .
Les visites guidées aux alentours de Coimbra et à la fameuse et magnifique Université ont été très intéressantes: on a aimé la romantique vue du « Miradouro do Vale do enferno », le « Penedo das Saudades », à la tombée de la nuit, les poèmes inscrits sur les rochers, les ruelles étroites, les ponts sur le Mondego, la bibliothèque de l’Université, les églises, tout grâce à un efficace réseau de voitures qui nous ont transportés par petits groupes d’un site à l’autre. Et surtout, grâce à l’affection et à l’amitié qui nous ont témoigné nos amis portugais.
Bien sûr, pour certains choristes, les aventures inoubliables ont continué : lors la visite à Coimbra, une choriste, séparée du groupe, s’est perdue dans un labyrinthe de ruelles. Ignorant l’adresse de l’hôtel, elle n’a pu rentrer à l’hôtel (à pied) que 3 heures plus tard ! Et cette fois-ci, pas de sex shop, mais un stade à proximité! Elle a demandé aux passants « Où se trouve le Stade ? », et fort heureusement, il n’y en avait qu’un seul !
Le Concert à Coimbra, fut précédé par un dîner avant lequel nous avons reçu l’ordre de ne pas manger. Cependant, devant l’insistance des portugais, nous avons fini par avaler quelques petites choses, afin de ne pas encombrer beaucoup… nos cordes vocales. Notre directrice a mangé et répété au même temps, ce qui fait qu’à table, ses partitions partageaient l’espace avec les assiettes de soupe, les miettes de pain et les salades.
A la fin du concert, et plus précisément d’un des « solos », le public a pu écouter la voix de notre directrice demandant de façon très discrète (mais assez audible) à chacun des solistes (et suite à une perte momentanée de mémoire ) : -Comment tu t’appelles ? Comment tu t’appelles ? (Cela afin de les présenter au public) !
Suite à la perte, aussi momentanée, de ses lunettes (oubliées à Lisbonne), une autre soprano est restée dans la presque cécité, étant à peine capable de lire ses notes. Mais encore une fois, les amis portugais sont venus à la rescousse : les lunettes ont été gentiment apportées a l’aéroport -avant le départ vers Tunis- par notre ami Zé Vilela !
Et voilà que le voyage est arrivé à sa fin !
Beaucoup d’objets et des gens perdus et des souvenirs plein les yeux. Beaucoup d’amis laissés de l’autre côté de la mer.
J’espère que les lecteurs ne prendront pas trop au sérieux ces quelques histoires, recueillies ça et là, dans le seul but de nous amuser un peu !
A bientôt








